(SOMATÓRIA)
TEXTE
À la conquête du ciel!
Guy Capelle et Noëlle Gidon
1 En 1918, les avions à un seul moteur issus de la
2 guerre étaient peu fiables, leur rayon d’action dérisoire,
3 leur insécurité et leur fragilité évidentes. Il n’existait ni
4 radio, ni météo, ni terrains de secours. C’est pourtant en
5 1918 que Pierre Latécoère, constructeur d’avions et
6 homme d’affaires avisé, a conçu le grand dessin d’une
7 ligne aérienne qui relierait la France à l’Amérique du
8 Sud!
9 Le 1er septembre 1919 a été créé le premier tronçon
10 de la future ligne, Toulouse-Casablanca. Grâce à un chef
11 exceptionnel, ancien commandant d’escadrille, Didier
12 Daurat, et à des pilotes pour qui l’acheminement du
13 courrier était devenu une religion, la ligne a pris de
14 l’extension. D’hebdomadaire, le courrier est devenu
15 quotidien au prix d’un courage et d’efforts
16 extraordinaires.
17 En 1925, la ligne a été prolongée jusqu’à Dakar
18 malgré le danger mortel d’un atterrissage forcé en plein
19 désert. Restait à engager la bataille la plus dure, celle de
20 la traversée de l’océan.
21 En 1927, un Américain, Lindbergh, avait traversé
22 l’Atlantique Nord. Pierre Latécoère n’était donc pas un
23 rêveur. On pouvait franchir l’océan en avion. Didier
24 Daurat a décidé d’envoyer en Argentine un de ses
25 meilleurs éléments, Jean Mermoz, un jeune pilote de
26 vingt-six ans qu’il avait recruté trois ans auparavant, afin
27 d’organiser la future exploitation de la ligne Latécoère,
28 devenue l’Aéropostale.
29 Le courrier partait de Buenos Aires pour la France.
30 Les avions se posaient à Montevideo, Rio et Natal. Les
31 sacs postaux rejoignaient Dakar par bateau, puis étaient
32 acheminés vers Toulouse par avion. Jean Mermoz venait
33 d’ouvrir la ligne la plus longue du monde: 13 mille
34 kilomètres. Pourtant, il restait insatisfait. Si on mettait
35 deux jours pour aller de Buenos Aires à Natal et le même
36 temps de Dakar à Toulouse, et couvrir ainsi 10 mille
37 kilomètres, il fallait dix jours pour traverser les 3 mille
38 kilomètres de l’Atlantique Sud, de Natal à Dakar.
39 Mermoz était déterminé à vaincre cette barrière que l’on
40 disait infranchissable. [...]
Adapté de CAPELLE, G., GIDON, N. À la conquête du ciel. In: Le Nouvel Espaces, vol. 2. p. 144 et 145
À partir de la lecture des lignes 01 à 08 du texte, marquez le(s) choix correct(s).
01) Les avions en 1918 cachaient leur insécurité et leur fragilité.
02) À cette époque-là, les avions ne volaient pas très loin.
04) On a utilisé des avions monomoteurs dans la guerre.
08) Il n’y avait pas de prévision météorologique.
16) Les pilotes se communiquaient par radio entre eux.